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Retour d’expérience Thomas Leroux « 4 mois au cœur de l’hôtel Manali à Courchevel »

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots?

Je m’appelle Thomas Leroux, j’ai 20 ans, je suis étudiant à l’ICI-ICARE en première année en management d’hôtellerie de luxe. J’ai travaillé en un peu moins d’un an en tant que concierge en entreprise dans une société qui était leader en France, aux Etats-Unis et qui va bientôt l’être au Brésil et au Japon. J’étais au siège social et je m’occupais principalement des collaborateurs.

Vous travaillez actuellement à l’hôtel Manali Courchevel, pouvez-vous nous présentez l’hôtel en quelques mots?

L’hôtel Manali à Courchevel est un hôtel 5 étoiles doté de 37 chambres dont les prix vont de 800 euros la nuit à 2000 euros la nuit.

Quelle est la spécificité de l’hôtel ? 

Ce qui est important dans l’hôtel Manali c’est que chaque collaborateur peut apporter sa pierre à l’édifice et sa personnalité de telle façon que chacun des employés et des clients puissent se retrouver. A titre d’exemple si mon collègue est un peu plus orienté sport, il s’occupera d’une personne avec une mentalité sport. Pour ma part, je m’intéresse plus à la famille donc je suis porté sur tout ce qui est affaire familiale comme m’occuper des enfants ou encore conseiller des restaurants familiaux. On a donc l’impression de ne pas être remplaçable ce qui est assez agréable.

Parlez-nous du déroulement de stage : quel poste vous occupez ?

J’occupe actuellement le poste de voiturier, bagagiste et chasseur. Ce qui est assez particulier dans l’hôtel Manali c’est que la réception se fait sur 2 niveaux aux 0 et au 3. Le troisième étage est la réception principale au niveau du restaurant qui s’occupe de tout ce qui est check-in check-out, et demandes client. Au niveau 0 on a un desk de chasseurs où l’on va s’occuper de programmer des navettes, organiser les parkings, et puis conseiller les clients. Cependant Monsieur Mathieu (Directeur Général de l’établissement) et même les membres de la direction dans n’importe quel service ont voulu essayer de me montrer un peu plus de choses dans chacun des services. Ils m’ont envoyé dans le service housekeeping où la gouvernante générale m’a donné des cours en plus pour approfondir ce que j’avais déjà vu à l’ICI-ICARE. Donc je suis un hôte d’accueil, bagagiste qui fait aussi de la réception et du housekeeping.

Pouvez-vous nous en dire plus sur le métier de chasseur ?

Le chasseur c’est un concierge ou un réceptionniste volant. Le réceptionniste et le concierge ne peuvent pas se déplacer parce qu’ils doivent traiter les demandes des clients donc ils s’appuient sur le chasseur pour faire les achats demandés par les clients.  Nous allons dans les boutiques de prêt-à-porter, à la pharmacie, nous allons chercher les journaux le matin ce qui est très important pour que les clients puissent l’avoir au petit déjeuner.

Racontez-nous comment s’est passé votre stage ?
Je suis arrivé avant l’ouverture de l’hôtel (le 13 décembre alors que l’hôtel ouvre le 21) ça m’a permis de prendre mes marques avant l’arrivée des clients, de prendre connaissance des b.a.-ba, comme connaître les horaires du restaurant ou de la piscine, se repérer dans l’hôtel et bien sûr rencontrer les équipes ce qui est très important. Ces 2 semaines d’intégration m’ont permis sur le plan matériel de bien prendre connaissance des outils à utiliser et de l’environnement. Et quand l’ouverture de l’hôtel a été lancée, j’ai vraiment eu le sentiment que l’équipe m’a fait confiance. Ils m’ont laissé évoluer toujours en me gardant à l’œil et je crois que ça a marché. En tout cas c’est vraiment le processus qui convenait à ma personnalité.

Avez-vous rencontré des difficultés ? Comment vous les gérez ?
Le vrai sujet c’est l’anglais. Certes on a une très bonne formation à l’école en anglais, généralement quand les clients sont anglais ou américains c’est très facile ils ont un anglais sans faute et très compréhensible parce qu’ils ont le vocabulaire qu’il faut. Mais dès qu’on touche à d’autres pays tels que la Russie où l’Arabie Saoudite, c’est plus difficile de se comprendre. Il faut réexpliquer et reformuler.

Une petite anecdote?
Au Manali nous sommes en chaussures de costume pour marcher sur de la glace et c’est un peu laborieux du coup on doit essayer de trouver une parade.

Parlez-nous de votre perspective d’avenir.
Je suis entré dans l’école pour devenir majordome étant donné que le majordome est un poste assez restreint au milieu hôtelier c’est vrai qu’on se concentre plus sur des palaces généralement et minoritairement des 5 étoiles. J’ai le sentiment que le marché du travail est ouvert mais il faut que j’améliore mon expérience. Aujourd’hui je pense évoluer vers le Bachelor in Luxury Hotel Management et choisir la spécialisation conciergerie  qui me permettra de faire et majordome mais rester ouvert à la conciergerie également.

Un conseil pour les futurs étudiants de l’école?
Alors deux choses, la première c’est travailler son anglais. Je m’en rends compte une fois que je suis sur le terrain. Pour ma part je sais que mon anglais est encore à améliorer, mais quand on est dans le bain, on se rend compte que l’héritage de l’école est important parce que l’on a appris des mots-clés, des façons de parler que l’on réutilise et qui nous sauvent dans pas mal de situations.Le second c’est conserver sa personnalité. En tout cas pour ma part je sais que travaillerai toujours dans des établissements qui me permettent de conserver ma personnalité.

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